Test de Splinter Cell

2003 est décidément une année faste pour Ubisoft et la GameCube avec la sortie de plusieurs gros titres : Beyond Good and EvilRayman 3Prince of Persia : les Sables du temps et bien entendu la nouvelle franchise Splinter Cell.

Sorti après les versions PS2 et Xbox, que vaut cette version GameCube ?

Une franchise est née

Concurrent direct de Metal GearSplinter Cell est un jeu d’action/infiltration à la troisième personne (vue derrière le personnage), où le héros, Sam Fischer, un agent de la NSA (National Security Agency) doit intervenir dans des missions périlleuses tout en restant discret. Vous l’aurez compris, le titre d’Ubisoft est un jeu qui demande de la réflexion et non pas un jeu uniquement bourrin. Si vous pensez débarquer en flinguant tout le monde, vous risquez de vite déchanter et de rencontrer de sérieuses difficultés. Cette subtilité fait la différence et la firme française, avec cette nouvelle licence, fait mouche !

Vous devez agir discrètement pour neutraliser cet ennemi.

Une véritable réussite

Le jeu est, à sa sortie, une merveille tant pour son gameplay que pour sa réalisation.

Faisons d’abord la connaissance du héros que vous incarnez : Sam Fisher un agent de la NSA, entrainé pour opérer seul sur le terrain. Sans trop vous dévoiler le scénario, Sam doit intervenir dans le cadre d’une crise géopolitique entre les États Unis, la Chine et la Géorgie : de quoi vous donner l’occasion de voyager. Les graphismes sont d’un très bon acabit pour la console de Nintendo. Les cinématiques, même si elles ont beaucoup vieilli, sont soignées. Votre personnage opère principalement la nuit ou dans des endroits sombres, mais ce qui n’a pas empêché les développeurs de proposer de très beaux décors. L’animation et le travail sur les ombres et les lumières sont particulièrement remarquables. Les mouvements sont vraiment détaillés et réalistes. Ubisoft à vraiment frappé fort.

Splinter Cell est également mémorable quant aux possibilités offertes par son gameplay. Si votre but est d’avancer furtivement, dans la pénombre, vous aurez toujours plusieurs manières d’arriver à vos fins. De plus, notre agent dispose d’une panoplie de gadgets et d’objets afin de venir à bout de ses ennemis tout en restant discret. Sam Fisher peut voir dans le noir, utiliser des caméras glu, des leurres sonores, regarder sous les portes, attirer un méchant en cassant une bouteille sur un mur, etc.

Rassurez-vous, si le gameplay parait complexe sur le nombre d’actions possibles de prime-abord, l’ergonomie de la manette GameCube vous facilitera la tâche : chaque bouton a son action et tout s’enchaine merveilleusement bien. Notons également que le didacticiel est très bien fait, vous permettant de vous familiariser à la jouabilité avant d’être lâché « dans la nature ».

L’ambiance sonore n’est pas en reste, les musiques sont discrètes mais travaillées, le doublage de Sam Fisher est convainquant. Concernant les autres personnages, les voix sont très caricaturales (accent russe ou chinois) mais cela contribue à renforcer l’immersion du joueur.

Le travail des ombres et lumières est somptueux.

Un jeu exigeant, une aventure convaincante

Splinter Cell est un jeu plutôt difficile. L’intelligence artificielle, pour l’époque, est vraiment très poussée. Il vous faudra recommencer les missions plusieurs fois pour décider parfaitement comment agir. On touche là un point sensible du jeu, voir frustrant. En effet les ennemis sont impitoyables, ceux-ci ayant la fâcheuse tendance à être clairvoyants en toute circonstances. Dans de nombreux cas, vous vous ferez repérer alors que vous êtes dans l’obscurité absolue. Si l’on ajoute à cela que certaines missions nécessitent de ne tuer personne : bonjour le calvaire ! Bien que le gameplay se veuille furtif, vous serez souvent tentés d’utiliser votre arme pour liquider l’ensemble des ennemis pour avancer, surtout quand le permis de tuer est autorisé. Dommage !

Le scénario est relativement captivant, on se prend très vite au jeu et, de ce fait, on trouve la durée de vie d’une dizaine d’heure trop courte ! Cependant, Splinter Cell est un titre auquel on pourra rejouer plusieurs fois, ne serait-ce pour explorer l’ensemble des possibilités qu’offre le gameplay. La version GameCube est apparue tardivement, après les versions concurrentes, PS2 et Xbox, mais Ubisoft n’a pas fait de compromis : l’opus pour la console de Nintendo est également un grand succès, qui ajoute ses spécificités. En effet, la particularité de la version GameCube vient du fait de la connectivité avec le Game Boy Advance, non obligatoire, mais qui peut vous servir de radar et de plan dans les missions. Malheureusement le soft ne propose aucun mode multijoueurs.

La vision thermique est bien pratique pour repérer vos ennemis dans le noir complet.

Une nouvelle licence, un jeu intense, un gameplay riche et varié accompagnés d’une réalisation impressionnante, Ubisoft a réalisé un grand coup. Premier opus de la série, Splinter Cell intronise une nouvelle icône des jeux vidéo, Sam Fisher, avec brio. La version GameCube n’a rien à envier aux versions Xbox et PS2, les possesseurs de la machine de Nintendo qui se sont montrés patients n’ont pas été déçus par ce magnifique portage.

Note : 9/10

Article écrit par Matou38

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